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Je suis arrivé(e) le ... : 28/04/2015
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MessageSujet: Soir soie noire ▬ ft. Âli Dim 24 Mai - 10:27


ft. Âlisha
« As a child you would wait and watch from far away, but you always knew that you'd be the one that work while they all play. In youth you'd play awake at night and scheme of all the things that you would change, but it was just a dream... Here we are, don't turn away now. We are the warriors that built this town from dust. »

Soir soie noire

C'est une soirée normale pour toi.

Enfin, normale : normale. Ça dépend de ce qu'on entend par là. Et, ici, ça dépend de ce que toi tu entends par là. En l'occurrence, ça veut dire ''filer bien gentiment ce type que j'ai repéré il y a deux, trois semaines et que je soupçonne très très très fortement d'être un spéciel.'' La définition d'une soirée inoubliable.

Et ouais, parce que pour certains marginaux de la raison humaine, c'est sympa de passer ses soirées off à faire le thug en rasant les murs de tellement près que dans dix ans on retrouvera encore des traces de ton ADN sur toute la longueur de la rue. Lorsque ta cible est rentrée chez elle, tu t'es posté en face, un peu en retrait ; tu t'es mis à attendre, en espérant qu'il lui prenne l'envie de se mettre devant une fenêtre en utilisant son sale don de dégénéré, quel qu'il soit. Une preuve, c'est tout ce qu'il te faut. L'espoir, quoi. Autant qu'ils aillent se balader en pleine ville en agitant un panneau 'TUEZ-MOI' en lettres lumineuses avec effets sonores, ça ira plus vite. Quoique. Avec tout ce qui se passe en ce moment, ils ont les moyens de se montrer suicidaires, pas vrai Hanni ?

Et puis le ciel vire au gris, parce que je suis une espèce particulièrement vicieuse de narrateur, et que de toute façon il faut bien un peu de rebondissements dans cette merde-là. Mais il en faut plus pour te faire démordre d'une affaire pareille, et puisque c'est comme ça, une première goutte de pluie t'atterrit pile entre l'écartement des pieds et tu considères soudain la possibilité lumineuse de battre en retraite. Allez mon grand, de toute façon, il te reste bien une soixantaine d'années pour coincer ce type.

Tu abandonnes ton poste de creepy creeper et enfonces un peu plus ta capuche sur ton grand crâne d'allemand. Ton souffle fait comme des petits nuages qui se dissolvent devant ton visage. San Fransokyo a déserté les rues du jour et maintenant ce sont les rues du soir, immobiles comme mortes mais agréables aux courageux comme une minute de silence entre deux fusillades dans un film d'action américain. Tu y traînes souvent à cette heure-là ces derniers temps et, tu ne sais pas si c'est une chose dont il faut s'inquiéter ou non, mais tu t'y sens presque chez toi.

Au bout d'un moment, le froid paralyse tes jambes, tu accélères et adoptes un rythme de joggeur pépère. Enfin, je vais pas vous refaire la morale à l'Hannibal, ''un moment où je ne fais rien et un moment où je m'endurcis la carcasse'', ce genre de petites choses très poétiques (un jour je vous raconterai la fois où il s'est retrouvé coincé chez une collègue bourrée et où il a passé la nuit à faire des pompes sur son balcon. C'est très drôle, vous verrez.). Et comme tu es un homme à la volonté inébranlable, tu décides de faire le grand tour pour rentrer chez toi. Bravo, Hanni, on est tous fiers de toi. Mais on est pas dupes non plus ; on sait très bien que si tu fais tout ça c'est pour impressionner la blonde de la compta du commissariat à chaque fois que tu te ramènes avec un costume un peu plus serré (au niveau des épaules. Je préfère préciser, petits vicieux.).

Tu poursuis donc ton glorieux jogging, le long de la rue que personne n'a jamais remontée avec autant de gloire que toi, accélérant peu à peu jusqu'à atteindre une vitesse déconseillée par la plupart des médecins traitants, et en particulier le tien. Tu as besoin d'évacuer toute la frustration de la traque en cours. Elle prend trop de temps, ce n'est pas normal, mais tu n'as plus le droit à l'erreur aujourd'hui. Tu en deviens presque paranoïaque. Tu as l'impression qu'ils t'épient de partout avec leurs sales yeux pleins de choses innommables, attendant le moment où tu relâcheras ta garde pour t'écraser jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de toi. Rien ne va plus comme avant, surtout dans ta tête.

Tu tournes dans les rues au hasard parce que tu sens qu'il faut prolonger ce moment le plus possible, tu tires sur les muscles de tes jambes comme si c'est la dernière chose que tu puisses faire. C'est peut-être le cas d'ailleurs, si j'en crois ce que me dit ton rythme cardiaque. Tu longes les bâtiments muets qui irradient encore un peu de la chaleur de la journée à l'heure où tes yeux deviennent aveugles, et tu sens la tension qui t'habite s'apaiser un peu. Sauf que tu ne t'attendais pas à ce qu'une porte s'ouvre pile devant toi, et tu freines des deux fers parce que tu n'en as pas quatre comme le voudrait l'expression, et pas assez décidément pour éviter la personne qui déboule tête baissée.

Mais tu n'as pas trop à t'en faire pour ça, Dieu bénisse les mètre quatre-vingt-onze.

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